Vinicius : Le Real a plaidé l’accident, la Fédération n’a pas suivi

Le Real Madrid a tenté de faire annuler la sanction visant Vinicius. Le club défendait notamment la thèse d’un contact accidentel avec les cheveux de son adversaire. Le comité disciplinaire a rejeté cette lecture et sanctionné séparément le geste puis les protestations du Brésilien.

Les quatre matches de suspension de Vinicius ne viennent pas d’une seule action. La décision rendue le 14 octobre distingue son geste contre Nathan Saliba, lors de Real Madrid-Villarreal, de son comportement après l’expulsion. Deux matches pour le premier épisode, deux pour le second. C’est ce cumul qui prive notamment l’attaquant du Clásico du 25 octobre, sauf modification ultérieure de la décision.

Le club contestait jusqu’à la nature du contact

Dans ses observations, le Real soutenait que les images ne montraient pas un véritable tirage de cheveux. Selon sa défense, la main de Vinicius aurait accidentellement touché les cheveux et le bandeau de son adversaire pendant un duel. Le club cherchait ainsi à démontrer une erreur manifeste dans le rapport arbitral.

Il avançait également que le ballon était en jeu et que Vinicius avait ensuite participé à l’action offensive. Le comité n’a pas retenu cet argument. Pour lui, la poursuite de la séquence ne signifie pas que le Brésilien pouvait effectivement disputer le ballon au moment du geste sanctionné.

Les images ont au contraire été jugées compatibles avec le récit de l’arbitre. La défense du Real n’a donc pas permis de faire tomber les deux premiers matches de suspension. Le comité a appliqué le minimum prévu pour la qualification retenue.

Les protestations ont doublé la durée de l’absence

Madrid contestait aussi la possibilité de punir séparément la réaction de son joueur après le carton rouge. Là encore, le comité a rejeté ses observations. Il considère les protestations comme un comportement distinct, décrit dans le rapport arbitral et confirmé par les images.

La conséquence sportive s’étend au-delà du seul Clásico. La décision couvre également les rencontres de Liga contre Séville, le Racing Santander et Valence. Elle ne prive pas Vinicius des matches européens, ce qui impose à José Mourinho de gérer deux situations différentes selon la compétition.

L’entraîneur a critiqué sur Movistar Plus le moment choisi pour annoncer la sanction, quelques heures avant le déplacement à Rome. Mais cette objection sur le calendrier ne répond pas aux motifs du verdict. Pour obtenir une réduction, le Real devrait faire évoluer l’appréciation du geste ou des protestations : sa première défense n’a convaincu le comité sur aucun des deux points.