Vingt-six matchs, aucune défaite et une seule saison au PSG. Juan Pablo Sorin possède une singularité étonnante dans l’histoire parisienne. Elle ne lui a pourtant pas permis de prolonger son séjour dans la capitale.
Le dernier match de Juan Pablo Sorin avec le PSG ressemble à tous les précédents sur un point : Paris ne le perd pas. Le 23 mai 2004, les Parisiens s’imposent à Bastia grâce à Pauleta et valident leur qualification pour la Ligue des champions. L’Argentin termine ainsi son passage avec un bilan inhabituel : aucune défaite en 26 rencontres officielles. Son aventure parisienne s’arrête pourtant là.
Cette statistique concerne ses apparitions, et non l’ensemble de la saison du club. Sorin a disputé 21 matchs de championnat et cinq de Coupe de France. Le PSG a bien connu des défaites durant cet exercice, mais jamais lorsqu’il était sur le terrain.
Une option d’achat laissée de côté
Prêté par Cruzeiro, Sorin ne maîtrise pas seul la suite de son parcours. Au printemps 2004, Paris dispose d’une possibilité de le conserver définitivement. Les négociations deviennent pourtant un sujet d’incompréhension pour le joueur.
Dans les déclarations publiées le 7 mai, l’international argentin attend un signe des dirigeants. Il explique que le club possède les moyens contractuels d’avancer, mais qu’il ne comprend pas sa stratégie. L’échéance initiale permettant de lever l’option est alors passée, sans que Paris ait sécurisé son recrutement.
Le contraste est saisissant. Sportivement, Sorin participe à une équipe qui retrouve les premières places. Contractuellement, sa présence la saison suivante reste incertaine. Son rendement et sa popularité ne suffisent pas à débloquer le dossier.
Une finale remportée sans lui
Sorin contribue également au parcours victorieux en Coupe de France, notamment avec un but décisif contre Marseille au Vélodrome. Mais il ne dispute pas la finale remportée face à Châteauroux. Son dernier souvenir de joueur parisien reste donc le déplacement à Bastia, une semaine auparavant.
En octobre 2016, à l’occasion d’un retour au Parc des Princes, il confie qu’il aurait aimé rester plus longtemps. Le regret accompagne une relation demeurée forte avec les supporters. Il ne transforme cependant pas cette saison en histoire parfaite : le départ a bien interrompu un attachement qui aurait pu se prolonger.
Son bilan conserve ainsi deux lignes qui semblent difficiles à rapprocher : invaincu sous le maillot parisien, mais non conservé à l’issue de son prêt.
Journaliste sportif passionné par toutes les disciplines, Benjamin s’intéresse particulièrement au football, au rugby et aux grands événements. Il décrypte l’actualité avec un regard attentif sur les performances, les enjeux et les histoires qui font vivre le sport.

