Iliman Ndiaye n’a pas fermé la porte à Marseille. Dans un entretien publié ce week-end, l’attaquant de Manchester City assure ne pas penser que son histoire avec l’OM soit terminée. Une phrase séduisante, mais embarrassante aussi : vendu à Everton après une seule saison, le Sénégalais a depuis changé de dimension.
Les supporters qui lui demandent de revenir lui font plaisir. Ndiaye le dit, avant d’ajouter que l’avenir reste ouvert. Le propos ne contient ni date, ni engagement, ni indication de négociation. Il raconte surtout un lien qui a survécu à un passage marseillais compliqué. Et il ravive une question que le club préférerait peut-être laisser dormir : avait-il refermé ce dossier trop vite ?
Une saison pour juger, une carrière pour regretter
Ndiaye avait rejoint l’OM en 2023 avant de repartir en Angleterre l’année suivante. Son bilan marseillais, quatre buts et cinq passes décisives en 46 apparitions, n’avait pas répondu aux attentes. La vente à Everton, pour environ 18 millions d’euros, pouvait alors se défendre à partir de cette saison décevante.
Le transfert ultérieur à Manchester City, annoncé autour de 70 millions d’euros cet été, donne pourtant une tout autre couleur à l’opération. Marseille a cédé un joueur dont la progression a ensuite profité à d’autres. Le contraste financier frappe, sans permettre de prétendre que l’OM aurait automatiquement obtenu le même montant en le conservant.
Un joueur évolue avec son environnement, son rôle et le temps qui lui est accordé. Le Ndiaye d’aujourd’hui n’est pas une simple version transportable de celui qui peinait à Marseille. C’est justement ce qui rend les décisions de recrutement difficiles : il faut distinguer un échec définitif d’une adaptation inachevée.
La petite phrase ne vaut pas un billet retour
Le Sénégalais affirme : « Je ne pense pas que l’histoire soit finie ». Il accompagne cette ouverture de réserves sur ce que l’avenir lui réservera. Transformer ces mots en annonce de retour serait aller bien au-delà de ce qu’il a déclaré.
Pour les supporters, la phrase peut entretenir un espoir. Pour l’OM, elle doit surtout servir de rappel : vendre un joueur ne clôt pas forcément le débat sur sa valeur. Certains départs continuent de peser parce que la suite de la carrière expose ce que le club n’a pas réussi à obtenir sur place.
Aujourd’hui, le retour évoqué reste une possibilité abstraite. Le montant de son dernier transfert suffit à mesurer la distance qui sépare l’affection du marché. Ndiaye conserve Marseille dans un coin de sa tête. L’OM peut difficilement oublier le chemin parcouru depuis qu’il l’a laissé partir.
Journaliste passionné par l’univers du sport et ses enjeux économiques, François suit particulièrement l’actualité du football et du mercato. Transferts, tendances, chiffres et coulisses des clubs : il décrypte les mouvements qui animent le marché.