Alors que l’OM et son président ne cessent d’évoquer les départs de joueurs majeurs en fin de contrat cet été, pour expliquer l’été compliqué du club, trois déclarations viennent de faire très mal à Labrune.
Il y a des moments parfois compliqués dans la vie d’un président de club de Ligue 1. À Marseille, ils peuvent vite devenir très compliqués. Vincent Labrune est en train d’en faire l’expérience. Alors que beaucoup de supporters reprochent à l’OM d’avoir raté son mercato et au président d’avoir laissé partir libres Gignac, Ayew, Fanni et Morel. Trois déclarations viennent de faire très mal à Labrune. Tout d’abord celle de l’ancien président Pape Diouf, qui n’a pas hésité à tacler Labrune au sujet de sa gestion du marché des transferts. Diouf en est persuadé, il aurait mieux fait : « Quand on attend à une année de la fin du contrat, là je reprendrai les propos de l’actuel dirigeant de l’OM qui dit que ce sont les joueurs qui dirigent. Les joueurs ne dirigent absolument rien. Moi, lorsqu’il s’est agi de garder de Ribéry, qui était quand même autre chose que certains joueurs de l’OM aujourd’hui, il est resté. Seulement, avec Ribéry, j’ai parlé trois années avant la fin de son contrat. »
L’intermédiaire de Gignac se lâche…
Si cela n’est pas vraiment étonnant de la part de Diouf, pas vraiment resté en bons termes avec Labrune, les déclarations de Alejandro Rodriguez, intermédiaire lors du transfert de Gignac au Mexique ont également fait réagir : « J’imagine que si l’OM avait voulu le retenir, ils auraient eu les moyens de le faire, je ne sais pas ce qu’il s’est passé mais la porte s’est ouverte petit à petit. Acheter un buteur de ce niveau, c’est au-delà de nos moyens. Merci Marseille !!! »
Morel, le coup de grâce
Et récemment, c’est Jérémy Morel qui a lui-même, porté le coup de grâce à son ancien président. Clairement, l’OM aurait pu conserver son ancien défenseur cet été : « On avait entamé des discussions en février. Il nous ont fait une proposition, on a fait une contre-proposition. Et on n’a pas eu de réponse pendant trois mois. J’avais une envie forte de rester, mais il n’y avait pas d’évolution, Lyon s’est manifesté et là cela a été très rapide. Dans la mesure où l’OL est venu se greffer, j’ai averti le club, c’était le minimum à faire, mais on a eu une réponse seulement trois jours après. Je veux bien avoir des torts, mais là pour le coup je ne suis pas en tort ». Selon ces trois acteurs, l’OM avait donc les moyens de conserver plusieurs de ses joueurs en fin de contrat…
Passionné de tennis, de cyclisme et de sports outdoor, Stéphane suit les disciplines où la performance individuelle et le dépassement de soi occupent une place centrale. Il décrypte l’actualité, les grands rendez-vous et les athlètes qui les font vivre.

