La direction de l’OM aurait échoué à obtenir de nouvelles baisses de salaire auprès de plusieurs joueurs. Une piste sur laquelle Stéphane Richard comptait pourtant pour conserver des éléments importants. Ce refus remet les dirigeants face à un choix difficile avant le mercato d’hiver.
L’OM cherchait des économies sans forcément perdre d’autres joueurs. Selon des informations publiées le 31 octobre, plusieurs membres de l’effectif ont récemment été sollicités pour réduire leur rémunération. Aucun des joueurs approchés n’aurait accepté cette nouvelle proposition.
Leurs identités et les montants demandés n’ont pas été précisés. Il serait donc abusif d’y voir une décision collective de tout le vestiaire, ou d’attribuer ce refus à un joueur en particulier. Mais la démarche n’aurait pas produit les économies espérées par la direction.
En août, Richard présentait une solution pour garder ses joueurs
Le 28 août, Stéphane Richard expliquait publiquement que les départs n’étaient pas le seul moyen de diminuer la masse salariale. Le président évoquait des discussions encourageantes avec des joueurs que Marseille souhaitait conserver. Une baisse de rémunération ou un étalement de certaines sommes pouvaient, à ses yeux, permettre d’atteindre les objectifs financiers.
Dans un entretien accordé à RMC le 2 septembre, il avait ensuite évoqué trois ou quatre gros salaires concernés par des échanges. Il distinguait notamment la possibilité de prolonger un contrat en réduisant son coût annuel, particulièrement sur la saison en cours.
Les informations du 31 octobre concernent une nouvelle sollicitation et ne permettent pas de reconstituer le détail de chaque négociation depuis l’été. Elles montrent toutefois que Marseille ne peut pas considérer ces économies comme acquises. Une intention évoquée publiquement ne remplace pas un accord signé.
Le mercato d’hiver devient plus difficile à préparer
Richard avait annoncé une diminution de la masse salariale de 30 à 35 % par rapport à la saison précédente. Malgré cet effort, la direction cherche encore à réduire ses charges. L’OM reste également soumis à l’encadrement de sa masse salariale et de ses indemnités de mutation décidé par la DNCG le 26 juin.
Pour Bruno Genesio, le risque est concret. Si de nouvelles économies passent par des départs, elles peuvent retirer des solutions à un effectif qui n’a reçu aucun renfort durant le mercato estival. Une vente pourrait soulager les comptes tout en créant un besoin sportif supplémentaire.
Aucun transfert n’est pour autant rendu automatique par ce refus. La direction peut poursuivre les discussions ou chercher d’autres ressources. Mais elle doit désormais construire son prochain mercato sans compter sur des concessions salariales que les joueurs sollicités n’ont pas acceptées.
Journaliste passionné par l’univers du sport et ses enjeux économiques, François suit particulièrement l’actualité du football et du mercato. Transferts, tendances, chiffres et coulisses des clubs : il décrypte les mouvements qui animent le marché.

