Le transfert de Ben Arfa au PSG est un échec sur toute la ligne. Entre manque d’implication et incompréhension permanente, voici l’autopsie d’une opération vouée à l’échec.
Durant l’été 2016, Hatem Ben Arfa a deux belles offres. Même si les propositions sont nombreuses au sortir de sa saison exceptionnelle avec l’OGC Nice, le Français choisit de retenir l’offre du PSG et celle du FC Séville. Libre, HBA a la possibilité de signer où il veut d’empocher une belle prime à la signature. Financièrement, Séville a fait de gros efforts et montre clairement son intention de construire un collectif autour de lui. Mais la tentation parisienne, berceau de son enfance, est trop grande. Et au moment de voir débarquer Unai Emery, coach du FC Séville, à Paris, son choix devient une évidence : ça sera Paris.
L’exigence d’Emery l’a tué
D’entrée de jeu, les choses sont complexes pour Hatem Ben Arfa. L’exigence est multipliée par 10 entre Nice, où il avait une totale liberté, et Paris, où il doit s’entraîner autant que les autres et prouver lors de ces séances qu’il peut être titulaire le week-end. Un virage radical qu’il va avoir du mal à assimiler. Les scènes complètement lunaires de ces entraînements où il marche, donne l’impression d’être ailleurs, témoigne du fossé qui le sépare de l’exigence d’Unai Emery. Mis de côté pour son manque d’implication, sa nonchalance et sa sous-dose de travail, le Français déchante. Et à deux mois du terme de sa première saison parisienne, on sait déjà que ce sera la dernière. Ben Arfa n’a pas sa place dans ce PSG. Et ce ne sont pas ses dernières requêtes sur le web qui vont arranger sa situation…
La marche était trop haute
Sur le niveau de jeu, Hatem Ben Arfa n’a rien à envier à ses coéquipiers. Il maîtrise le ballon aussi bien que Javier Pastore ou Marco Verratti. Il a même, parfois, ce petit plus pour faire ce qu’aucun autre joueur n’oserait accomplir. Mais à Paris, cela ne suffit pas. L’exigence tactique et le sens du devoir collectif, qu’il n’a jamais maitrisé, l’empêche de pouvoir avoir une place dans le système de jeu. Clairement, la marche avec le très haut-niveau est trop haute pour Ben Arfa. La greffe ne prend pas car le joueur qu’il est devenu avec les échecs et les années ne correspond pas à une équipe ambitieuse, désireuse de gagner une Coupe d’Europe. Si Ben Arfa a flambé par intermittence à Newcastle et de manière plus constante à Nice, c’est parce que ces équipes jouaient pour lui, par lui et s’adaptaient à lui en permanence. Aucune équipe de très haut-niveau ne peut se permettre de faire cela. A part le FC Barcelone de Leo Messi. Et encore… Leo Messi seul, ça ne marche pas, l’Argentine en sait quelque chose. De plus, comme Unai Emery a osé le dire à Ben Arfa : « Tu n’es pas Messi ! »
Passionné de sport et l’émotion qui l’accompagne. Journaliste. 2 finales de Ligue des champions à mon actif. Passionné de tennis. Parisien de naissance et de coeur !

