Entre ses déclarations dans la presse et sa communication sur les réseaux sociaux, Sergio Conceiçao joue avec le feu et le FC Nantes. Pas sûr que le président Kita apprécie.
En l’espace de quelques semaines, Sergio Conceiçao s’est mis tout le monde dans la poche. Les supporters, les dirigeants, les journalistes, les joueurs : tout le monde aime le nouveau coach du FC Nantes. Ses résultats parlent pour lui depuis son arrivée. A tel point que le petit « phénomène Conceiçao » commence à faire parler de lui en Europe. Récemment, Leicester s’est intéressé à lui pour lui proposer le poste vacant d’entraîneur. Du mouvement qui donne de plus en plus d’idée à l’ami Sergio.
Le hashtag de trop
Dans les colonnes de Ouest-France, Sergio Conceiçao a joué franc-jeu. Son avenir à moyen ou long-terme ne s’écrira pas au FC Nantes : « Pour l’instant, je me sens bien ici. J’ai fait trois mois seulement. Je vais tout faire pour rester là. L’autre jour, on m’a demandé pourquoi je changeais toujours de club. Mais parce que chaque fois, on va dans un club mieux, plus grand. C’est normal, a affirmé sans détour l’entraîneur des Canaris. Moi, je ne me fixe pas de limite, je suis vraiment ambitieux. Je sais que Nantes est une étape de ma vie, de ma carrière. Je ne sais pas si c’est un an, deux, cinq ou dix ans, mais je veux arriver dans un grand club ». Au même moment, sur Twitter, Sergio Conceiçao lançait une autre ligne à la mer mais sur le sens opposé au propos tenus dans le quotidien régional : « J’aime les supporteurs qui sont passionnés pour leur club comme je le suis pour mon travail. Impossible sans vous #NoSergioNoParty ». Ce hastag a ravi les fans du FC Nantes qui se sont empressés de le relayer sur la toile. Mais difficile de ne pas voir les différentes ficelles d’une communication trop maîtrisée pour ne pas être agaçante. Entre ses envies d’ailleurs et sa volonté de garder les fans autour de lui, le Portugais joue à un jeu dangereux. Notamment quand le président s’appelle Waldemar Kita….
Passionné par le sport et ses grandes histoires, Philippe couvre une actualité volontairement éclectique. Des grands événements aux performances individuelles, il s’intéresse autant aux résultats qu’aux acteurs et aux récits qui font vivre le sport.
