La Coupe du monde 2026 devait surtout permettre au football de franchir un cap aux États-Unis. Les premières données montrent que l’effet dépasse déjà la sélection américaine et la MLS. Depuis le début de la saison, l’audience de la Premier League a bondi de 20 % chez les 18-34 ans américains. Et un club ressort de manière assez surprenante : Tottenham apparaît dans trois des six matchs les plus regardés.
L’héritage d’une Coupe du monde ne se mesure pas uniquement aux stades construits ou aux revenus générés pendant un mois. Aux États-Unis, les premières données publiées après le tournoi montrent un effet particulièrement intéressant : les nouveaux amateurs de football continuent de regarder le sport une fois la compétition terminée.
Chez les Américains âgés de 18 à 34 ans, l’audience de la Premier League a augmenté de 20 % depuis le début de la saison. La hausse générale est plus modeste, autour de 3 %, mais les rencontres diffusées par NBC et USA Network réunissent désormais en moyenne environ 500 000 téléspectateurs.
Tottenham, étonnant moteur d’audience
Le détail le plus surprenant concerne les clubs regardés. Tottenham figure dans trois des six rencontres de Premier League ayant réalisé les meilleures audiences américaines depuis le début de la saison. La défaite 2-0 des Spurs contre Newcastle le 29 août a même dépassé le million de téléspectateurs, meilleur score de l’exercice.
Cela montre surtout que le marché américain ne se limite plus aux quelques marques européennes historiquement connues sur place. Manchester United, Liverpool, Arsenal ou Chelsea restent évidemment extrêmement populaires, mais d’autres clubs parviennent désormais à attirer une audience conséquente.
L’effet se retrouve également dans le championnat local. L’intérêt pour la MLS a progressé de 23 % chez les 16-34 ans. Au plus fort de la Coupe du monde en juillet, environ 87 millions d’Américains manifestaient un intérêt pour la compétition, avec une audience féminine représentant 44 % du total.
Le vrai enjeu commence après le Mondial
C’était précisément le pari du football américain. Organiser une Coupe du monde permet de créer un immense pic d’attention, mais celui-ci ne sert réellement que s’il transforme des spectateurs occasionnels en consommateurs réguliers du sport.
Les premières données suggèrent que cette conversion a commencé. Et la Premier League, pourtant située à plusieurs milliers de kilomètres et diffusée le matin aux États-Unis, semble être l’une des principales bénéficiaires.
La Coupe du monde est terminée depuis juillet. Les jeunes Américains, eux, n’ont visiblement pas arrêté de regarder du football.
Passionné de sports mécaniques, Marc suit la Formule 1 et les grandes compétitions automobiles. Résultats, pilotes, écuries, coulisses et évolutions techniques : il décrypte une discipline où chaque détail peut faire la différence.

