Girondins : Pour sauver Bordeaux, des millions pourraient ne jamais être remboursés…

Le projet de restructuration des Girondins ne repose pas uniquement sur l’argent du repreneur. Il demanderait aussi de nouveaux sacrifices aux créanciers. Derrière la reprise pour un euro symbolique, des entreprises et des organismes publics pourraient abandonner une partie des sommes dues.

Les Girondins ont trouvé un accord de cession, mais toutes leurs dettes ne seront pas réglées par un chèque du nouvel actionnaire. Le plan présenté aux créanciers prévoit au contraire de réduire le passif et d’étaler les remboursements. Selon les informations publiées le 26 octobre, l’objectif serait de ramener les quelque 26 millions d’euros restants à environ 14,5 millions.

La différence atteint donc approximativement 11,5 millions d’euros. Elle ne correspondrait pas à une somme gagnée par le club, mais à des créances auxquelles leurs détenteurs renonceraient. C’est l’autre côté du sauvetage bordelais.

Le prix de vente ne raconte qu’une partie de l’opération

Le 30 septembre, les Girondins ont officialisé un accord entre la société de Gérard Lopez et Park Bench pour un euro symbolique, avec reprise des dettes. Ce prix ne signifiait évidemment pas que le fonds pourrait reconstruire le club sans y consacrer d’autres moyens.

La révision du plan de continuation doit précisément rendre cette reprise financièrement supportable. Les créanciers sont consultés avant une audience annoncée le 3 novembre au tribunal de commerce de Bordeaux. L’échéancier proposé prolongerait les paiements jusqu’en 2038.

Le montant de 14,5 millions reste celui du projet rapporté, pas celui d’une réduction définitivement homologuée. Il est également supérieur aux quelque 13 millions évoqués lors des premières annonces de septembre. Les chiffres doivent donc être rattachés à la version du plan concernée.

Les concessions toucheraient aussi les créanciers publics

Les modalités rapportées prévoient notamment une réduction de certaines créances de l’État. Bordeaux Métropole ne récupérerait qu’environ 281 000 euros sur les loyers impayés du stade. Des fournisseurs et des créanciers sportifs seraient également concernés par des remboursements partiels.

Ces efforts ne sont pas équivalents à un nouvel investissement dans l’équipe. Pour ceux qui acceptent un abandon, une partie de l’argent précédemment facturé ne reviendrait jamais. Pour ceux qui attendent un paiement différé, la récupération des sommes s’inscrirait sur plusieurs années.

Park Bench aurait parallèlement déjà mobilisé près de 1,2 million d’euros pour différentes échéances et charges. Le repreneur apporte donc des fonds, tout en cherchant à diminuer le poids du passé. L’audience du 3 novembre devra permettre d’examiner ce compromis : combien Bordeaux pourra rembourser, à qui et dans quels délais.