Le rachat du club sera freiné par le stade Vélodrome, propriété de la ville de Marseille et non de l’OM.
Depuis trois saisons, le président Vincent Labrune s’est appliqué à « nettoyer » les comptes du club. Un ménage important a été fait dans les gros salaires, quitte à laisser partir des cadres importants (Gignac, Fanni, Ayew…). La patronne, Margarita Louis-Dreyfus, n’a pas eu à sortir un seul centime, les cordons de la bourse phocéenne étant rondement tenus. Objectif ? Attirer un investisseur potentiel, susceptible de mettre de l’argent dans le club et même de le racheter.
Labrune a aussi récupéré les abonnements
Non content d’avoir assaini la situation financière de l’OM, Vincent Labrune s’est attaqué à l’épineux sujet des abonnements. Géré par les groupes de supporters, ce levier énorme de l’économie phocéenne se devait d’être repris par le club afin d’être confié au futur investisseur. Après plusieurs réunions et autres discussions, Labrune a réussi. Mais malgré tous ses efforts, il y a encore un obstacle à un éventuel rachat. Et il est de taille : le Stade Vélodrome.
Le Vélodrome pose problème
Propriété de la ville de Marseille, le Vélodrome coûte très cher à l’OM, qui dépense 4 millions d’euros par saison pour pouvoir y jouer. Et visiblement, la ville n’a aucune intention de le vendre : « Le stade obstacle à une vente ? Je considère ça comme quelque chose d’ahurissant. Si on voulait vendre le stade aujourd’hui, il faudrait rembourser des sommes considérables que la ville de Marseille n’a pas. Le stade appartient à tous les Marseillais. Tant que je suis maire, on ne vendra pas le Stade Vélodrome ». Un dernier obstacle qu’il faudra résoudre avant d’envisager quoique ce soit avec un nouvel investisseur…
Journaliste passionné par l’univers du sport et ses enjeux économiques, François suit particulièrement l’actualité du football et du mercato. Transferts, tendances, chiffres et coulisses des clubs : il décrypte les mouvements qui animent le marché.