La relation entre René Girard et Waldemar Kita s’est fortement détériorée. Suffisamment pour que leur collaboration ne dure pas plus d’une saison.
Avec les victoires, René Girard parvient à repousser l’échéance. Trois succès lors des quatre dernières rencontres, dont une qualification en Coupe de la Ligue. Mais l’entraîneur nantais aura beau tout gagner (ou perdre le moins possible, c’est selon), il semble que son sort soit déjà jeté.
Une séparation inévitable
Dans l’un de ses articles, Ouest-France ne prend pas de gants et titre : « Girard – Kita, chronique d’une mort annoncée ». Le journaliste évoque alors la relation détestable qui unit désormais le coach à son président : « À la Jonelière, la cellule technique vit désormais en vase clos. Au quotidien, les relations avec la sphère dirigeante (Franck Kita) et son entourage (José Touré) sont glaciales, ou quasi inexistantes. Les ponts ne sont néanmoins pas totalement coupés avec Waldemar Kita, que l’on dit aussi chagriné par les ambitions orientées à la baisse annoncées par son employé, René Girard se projetant « entre la 10e et la 15e place ». Ambiance…
Trop cher pour le virer ?
La tension est clairement montée d’un cran à la fin du mois de septembre, lorsque le FCNA un sixième match sans victoire. Waldemar Kita a pensé à l’éviction de René Girard, notamment en contactant Rolland Courbis pour prendre sa place. Mais un obstacle a freiné les intentions présidentielles : le prix d’un licenciement. Une indemnité de 3 millions d’euros que Kita se refuse catégoriquement à lui verser. D’ici la fin de la saison, cette somme sera bien moindre et les deux parties auront tout le temps de s’entendre pour se séparer sur un accord à l’amiable. Il semble en effet impossible que Kita puisse continuer avec un entraîneur qu’il n’aime pas la saison prochaine. Il l’a déjà trop fait avec Michel Der Zakarian…
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