Outre les résultats sportifs moribonds, c’est tout le FC Nantes qui semble prêt à imploser. Baromètre de la crise ambiante, la colère des supporters ne fait que commencer.
La voix des supporters nantais s’est faite entendre bien avant la saison 2016-2017. Au cœur du mois de mai, lorsque Waldemar Kita a officialisé l’arrivée de René Girard au poste d’entraîneur. Plusieurs mouvements de contestation se sont rapidement fait entendre pour protester contre ce choix des dirigeants. Leur message : Girard, ce n’est pas l’ADN jaune et vert. Quatre mois plus tard, le constat est sans appel : les supporters avaient raison.
Girard, ça ne marche pas
Avec une seule victoire lors des cinq premiers matchs (et trois défaites), le FCN a rapidement touché du doigt la crise attendue par la Tribune Loire. En plus d’un choix d’entraîneur inadapté, le club a signé un mercato plus que discutable : « Ce mercato est à l’image de la gestion financière de Kita depuis qu’il est au club. Il aurait pu dépenser deux fois moins et avoir de meilleurs résultats… Mais selon lui, plus on dépense, plus on doit lui être reconnaissant », explique Julien, membre de la Brigade Loire, à 20 Minutes. Les recrues déplaisent et la griffe Girard ne prend pas. Le discours du technicien, jamais entendu à Nantes, en témoigne : « Excusez-moi l’expression, mais s’il faut jouer comme des salopards, il faut jouer comme des salopards ».
Ça va mal finir…
La colère des supporters, déjà palpable, monte crescendo. Après avoir perturbé une soirée réservée aux partenaires (une vingtaine de supporters a pris à partie Girard et Kita), la gronde se fait sentir au cœur des tribunes : « Pour la première fois, j’ai lancé « FC Kita, on n’en veut pas ! », a lancé Romain Gaudin, porte-parole de la Brigade Loire. Car le FC Kita, c’était ces cinq dernières minutes : un club géré sans vraie logique, qui fait surtout parler de lui pour ses frasques plutôt que pour ses résultats, dans un stade clairsemé et délétère. Honnêtement, dimanche, la tribune a été très calme. S’il n’y a pas une profonde transformation en interne, si les lignes ne bougent pas, le dégoût va monter et le ton va se durcir ».
Passionné de tennis, de cyclisme et de sports outdoor, Stéphane suit les disciplines où la performance individuelle et le dépassement de soi occupent une place centrale. Il décrypte l’actualité, les grands rendez-vous et les athlètes qui les font vivre.