Le Barça a battu Getafe sans son meilleur buteur. Anthony Gordon et Gabriel Jesus ont tous les deux marqué dans le succès 3-0. Pour Hansi Flick, cette réponse collective offre une marge précieuse : l’absence de Raphinha n’oblige plus à attendre qu’un seul joueur débloque la situation.
Huit rencontres de Liga, huit victoires. En dominant Getafe samedi, le FC Barcelone a égalé son meilleur départ en championnat, réalisé en 2013-2014. Mais derrière ce record, un autre élément mérite l’attention : les Catalans ont continué à gagner sans Raphinha, indisponible pour cette rencontre en raison d’un problème à la cuisse.
Anthony Gordon, Gabriel Jesus et Jules Koundé ont inscrit les trois buts. Pour Flick, la satisfaction ne tient donc pas seulement au maintien de la série. Elle vient aussi de la capacité d’autres joueurs à assumer une partie de la production offensive.
Deux buteurs qui peuvent réclamer davantage de minutes
Gordon et Gabriel Jesus ont donné de l’avance au Barça avant la pause. Le premier a ainsi inscrit son premier but avec le club. Dans une attaque où chaque place doit se gagner, ce sont des réponses plus utiles qu’une simple promesse de progression.
Cela ne signifie pas que Raphinha a perdu son statut pendant son absence. Son importance ne se mesure pas à un seul match, et une victoire contre Getafe ne suffit pas à remettre en cause tout ce qu’il a apporté. En revanche, ses partenaires viennent de montrer que l’équipe pouvait trouver d’autres finisseurs.
Cette nuance change la gestion possible des prochaines semaines. Lorsqu’un entraîneur dispose de remplaçants capables de produire, il peut envisager les rotations avec moins d’incertitude. Il peut également adapter son attaque à l’adversaire, plutôt que reconduire les mêmes joueurs faute d’alternative convaincante.
Le record ne doit pas devenir une obligation de tout jouer
La série parfaite crée une pression particulière. Chaque rencontre suivante permet d’améliorer le bilan, mais elle peut aussi encourager à solliciter toujours les mêmes éléments pour préserver l’élan. La performance de samedi donne à Flick une autre possibilité : maintenir l’exigence tout en partageant davantage les responsabilités.
Il faudra évidemment confirmer face à d’autres défenses et dans d’autres configurations. Marquer lorsque le collectif domine n’apporte pas toutes les réponses sur la capacité à décider d’un match fermé. Gordon et Gabriel Jesus ont néanmoins franchi une étape concrète dans cette direction.
Au retour de Raphinha, la question ne sera donc pas seulement de savoir qui doit sortir du onze. Flick pourra aussi se demander comment conserver les bénéfices de cette concurrence. Le Barça a gagné sans son meilleur buteur ; sa prochaine force pourrait être de ne plus devoir lui demander autant à chaque rencontre.
Passionné de sport et l’émotion qui l’accompagne. Journaliste. 2 finales de Ligue des champions à mon actif. Passionné de tennis. Parisien de naissance et de coeur !

