D’après Bernard Caïazzo, la présence de l’ASSE en Ligue des Champions ne demande qu’un investissement en plus de 20 millions d’euros sur une saison. Vraiment ?
Avant d’être réélu président de Premier Ligue (syndicat des présidents de Ligue 1), Bernard Caïazzo avait pris le temps d’évoquer l’avenir de l’ASSE. Au journal Les Echos, il avait expliqué ses rêves de Ligue des Champions : « Ces dernières années, on a terminé en moyenne quatrième du championnat, mais on n’est pas encore un club de Ligue des champions. Une vingtaine de millions de plus nous permettraient d’acheter quatre à cinq joueurs supplémentaires et nous assureraient d’être sur le podium ». Un podium synonyme de Ligue des Champions.
Une belle utopie
La Ligue des Champions grâce à 20 petites millions d’euros ? Difficile à croire. Même si l’ASSE peut se vanter d’avoir terminé dans les six premiers lors des quatre dernières saisons, il est impossible de tabler sur un podium certain même en achetant des joueurs supplémentaires. La présence de clubs comme le PSG, Monaco, Lyon et l’Olympique de Marseille bientôt sous l’ère McCourt réduit considérablement les chances de voir les Verts dans la course au titre.
Le salary cap bloque
Acheter des « joueurs supplémentaires » ne permettra pas à l’ASSE d’aller en Ligue des Champions. Au mieux, Christophe Galtier sera mieux armé pour jouer sur les quatre tableaux (Ligue 1, Coupe de France, Coupe de la Ligue et Europa League). Mais pour la Ligue des Champions, c’est de top joueurs dont les Verts à besoin. Avec 20 millions d’euros, l’ASSE peut espérer en acheter un. Voire deux. Cet été, Saint-Etienne aurait notamment pu avoir Andy Delort, Wissam Ben Yedder ou encore Valère Germain. Mais une fois leur salaire payé, comment assumer leur salaire ? Le club s’est structuré autour d’un salary cap. Difficile de convaincre un buteur de renom de venir dans le Forez sans l’assurance d’avoir des revenus plus élevés qu’ailleurs…
Passionné de sports mécaniques, Marc suit la Formule 1 et les grandes compétitions automobiles. Résultats, pilotes, écuries, coulisses et évolutions techniques : il décrypte une discipline où chaque détail peut faire la différence.

