Abde Ezzalzouli a été présenté comme une solution pour renforcer l’attaque du PSG cet hiver. Mais le directeur sportif du Betis dément l’intérêt parisien. Sa réponse change la lecture du dossier : aucun transfert refusé par le joueur n’est établi.
Le PSG aurait-il déjà essuyé un refus dans sa recherche d’un renfort offensif ? Dans le cas d’Abde Ezzalzouli, cette présentation va trop loin. Interrogé par WinWin dans des déclarations exclusives publiées le 30 octobre, Manu Fajardo a nié les informations associant son ailier au club parisien. Le directeur sportif du Betis les a qualifiées de « mensonges, rien de plus ».
Cette réponse intervient après plusieurs jours de spéculations sur un remplacement de Khvicha Kvaratskhelia. La longue absence du Géorgien donne une logique sportive à la recherche d’un ailier gauche. Elle ne suffit toutefois pas à transformer chaque nom évoqué en négociation engagée.
Le Betis conteste l’existence même du dossier
Fajardo ne dit pas que Paris a proposé trop peu, ni que son joueur a rejeté une offre. Il conteste l’intérêt présenté dans les informations précédentes. À ce stade, aucune proposition officielle du PSG pour Ezzalzouli n’est établie.
Le dirigeant ne peut évidemment pas parler à la place de Luis Campos sur toutes ses observations. Un club peut apprécier un joueur sans contacter son employeur. Mais son intervention empêche de présenter comme acquise une opération déjà suffisamment avancée pour avoir échoué.
Le journaliste Matteo Moretto avait également refroidi cette hypothèse, en soulignant que le Marocain se sentait bien au Betis. Sa proximité avec Achraf Hakimi, régulièrement mentionnée autour de cette rumeur, ne constitue pas davantage la preuve d’un projet commun à Paris.
Un contrat jusqu’en 2029 protège Séville
Le Betis possède un argument concret pour conserver son ailier : Ezzalzouli a prolongé jusqu’en 2029. Cette échéance a été annoncée officiellement par le club andalou. Séville n’est donc pas contraint de vendre cet hiver pour éviter un départ libre imminent.
Une clause libératoire de 60 millions d’euros est rapportée en Espagne. Elle ne correspond ni à une offre parisienne ni à un prix négocié entre les clubs. Confondre ces éléments donnerait l’impression d’un dossier beaucoup plus avancé qu’il ne l’est.
Pour le PSG, la question offensive reste ouverte. Recruter en janvier ou faire davantage confiance aux joueurs disponibles constitue un choix sportif et financier. Le démenti du Betis ne tranche pas cette décision ; il retire surtout un nom de la liste des opérations que l’on peut présenter comme engagées.
Journaliste sportif passionné par toutes les disciplines, Benjamin s’intéresse particulièrement au football, au rugby et aux grands événements. Il décrypte l’actualité avec un regard attentif sur les performances, les enjeux et les histoires qui font vivre le sport.

