La fin de mission de Delphine Verheyden ouvre un désaccord financier dans l’entourage de Kylian Mbappé. L’avocate a accompagné l’attaquant pendant une décennie. Les représentants du joueur contestent ses demandes d’honoraires et livrent une autre version de leur séparation.
Après les contrats et les partenariats de Kylian Mbappé, c’est la rémunération de celle qui les surveillait qui fait débat. Rendue publique le 14 octobre, la fin de mission de Delphine Verheyden s’accompagne d’un différend porté devant les instances de l’ordre des avocats. Les deux parties ne donnent pas la même lecture de cette rupture.
L’avocate explique avoir pris acte de la volonté du directeur général du groupe du joueur de mettre un terme à sa convention le 16 août 2026. Elle conserve néanmoins des mots positifs pour Mbappé. Son entourage conteste, de son côté, l’idée d’une éviction décidée cet été.
Deux versions de la fin de mission
Les représentants du footballeur affirment que la convention avait été dénoncée dès le 8 septembre 2025. Ils invoquent une réorganisation : Interconnected Ventures aurait progressivement repris en interne la gestion des dossiers auparavant confiés à l’extérieur. Selon eux, seuls restaient les contentieux avec le PSG.
Le désaccord porte également sur les sommes réclamées. Le groupe du joueur soutient que la convention ne prévoyait pas de prime particulière liée au dossier parisien, en plus d’une rémunération mensuelle qu’il situe autour de 120 000 euros. Ce chiffre correspond à la version communiquée par l’entourage de Mbappé, et non à un montant établi par une décision rendue sur ce différend.
Une réorganisation qui touche au contrôle des affaires
Le groupe précise aussi que Delphine Verheyden conserve un siège à son conseil d’administration. Cette affirmation complique le récit d’une rupture totale avec une personnalité historique du cercle Mbappé. La fin d’une mission juridique et le maintien d’une fonction dans une société peuvent coexister.
L’enjeu dépasse donc un changement de conseil. Reprendre les dossiers en interne signifie davantage de contrôle sur les contrats, les dépenses et les intervenants. Pour une star dont l’activité économique s’étend bien au-delà du salaire de footballeur, cette organisation détermine qui négocie, qui valide et qui facture.
Reste une frontière essentielle : la contestation d’honoraires ne prouve ni une dette impayée définitivement établie ni une demande abusive. Ce sont les engagements contractuels et leur interprétation qui devront départager les parties. Le prochain épisode se jouera sur ces documents, pas sur la seule notoriété du client.
Passionné de basket et particulièrement de NBA, Steven suit l’actualité des franchises et des joueurs tout au long de la saison. Résultats, transferts, performances et coulisses : il décrypte la NBA ainsi que les grandes tendances du basket.

