Deschamps renonce contre Riolo : la fin du procès ne règle pas le clash Benzema

Didier Deschamps a abandonné son appel dans l’affaire qui l’opposait à Daniel Riolo. L’audience annoncée pour janvier 2027 n’aura donc pas lieu. Son avocate explique qu’il souhaite tourner la page. Ce retrait ne constitue pas une reconnaissance des accusations portées contre lui.

Une nouvelle confrontation judiciaire avait été annoncée entre Didier Deschamps et Daniel Riolo. Elle n’aura finalement pas lieu. Le désistement de l’ancien sélectionneur, confirmé publiquement le 14 octobre, met fin à la perspective de l’audience en appel prévue le 13 janvier 2027.

Le conflit trouvait son origine dans les critiques de Riolo sur la gestion du forfait de Karim Benzema au Mondial 2022. Le chroniqueur avait notamment accusé Deschamps de mentir et d’avoir voulu écarter l’attaquant. Des accusations que l’entraîneur contestait et qui l’avaient conduit à engager une procédure pour diffamation.

Riolo conserve sa relaxe, Deschamps refuse de prolonger l’affaire

Après un procès en novembre 2025, Riolo avait été relaxé en janvier 2026. Le tribunal avait considéré les propos comme « péjoratifs mais pas diffamatoires ». Deschamps avait d’abord décidé de faire appel, avant de renoncer à cette démarche.

Son avocate, Isabelle Wekstein, présente ce choix comme la volonté de clore un chapitre après quatorze années à la tête des Bleus. Elle maintient que les propos ont porté atteinte à son client et souligne la lecture critique qu’en auraient faite les juges. Le retrait de l’appel ne s’accompagne donc pas d’un rapprochement public entre les deux hommes.

Il faut également distinguer le résultat judiciaire de la controverse sportive. Une relaxe dans une affaire de diffamation ne transforme pas automatiquement toutes les affirmations litigieuses en faits établis. Le désistement de Deschamps ne permet pas davantage de conclure qu’il reconnaîtrait avoir menti.

L’image des protagonistes reste l’enjeu durable

Pour Riolo, l’issue est favorable : il ne devra pas défendre à nouveau ces propos lors de l’audience annoncée. Pour Deschamps, poursuivre aurait signifié remettre publiquement au centre du débat un épisode ancien de son mandat. Sa décision retire cette échéance du calendrier, sans effacer le désaccord.

C’est la limite d’une bataille judiciaire devenue aussi une bataille d’image. Chacun peut mettre en avant une partie du dossier : la relaxe pour le chroniqueur, les critiques du tribunal sur les termes employés pour le camp de l’entraîneur. Aucun de ces arguments ne reconstitue à lui seul toutes les circonstances du départ de Benzema.

Le dossier ne donnera donc pas lieu au nouveau verdict attendu en appel. Ceux qui espéraient y trouver une réponse définitive au conflit sportif resteront sans cette clarification.