Ousmane Dembélé, Khvicha Kvaratskhelia, Désiré Doué et Ferran Torres sont disponibles pour défier Manchester City mercredi. Quatre attaquants majeurs, seulement trois places : derrière l’abondance, Luis Enrique doit prendre une décision qui fera forcément grincer des dents.
Le PSG a passé son samedi à économiser ses forces face au Mans, puis son dimanche à récupérer les absents. Dembélé et Nuno Mendes ont retrouvé le groupe après la période de repos décidée avec le staff. Pour le déplacement à l’Etihad, l’entraîneur parisien devrait donc disposer de l’essentiel de son armada. C’est une excellente nouvelle médicale et un casse-tête sportif. Devant, aucun des quatre prétendants n’a le profil d’un simple remplaçant.
Dembélé revient, Ferran refuse de disparaître
Dembélé paraît le plus difficile à écarter. Le Français reste le joueur capable de transformer le rythme d’un match par ses décrochages, ses accélérations et sa liberté entre les lignes. Son repos contre Le Mans n’avait rien d’une sanction : il visait précisément à le rendre disponible pour Manchester. Le remettre au centre du jeu parisien semble donc logique.
Mais Ferran Torres a changé la discussion. Arrivé pour offrir une vraie solution axiale après le départ de Gonçalo Ramos, l’Espagnol n’a pas accepté le rôle d’appoint que certains lui réservaient. Il peut fixer les centraux, attaquer la profondeur et ouvrir des espaces à Dembélé. Surtout, Luis Enrique lui accorde une confiance ancienne, née bien avant leur réunion à Paris. Le sortir du onze signifierait renoncer à un avant-centre de métier relatif au moment d’affronter une équipe qui peut monopoliser le ballon.
Kvaratskhelia, lui, a encore rappelé son poids en marquant deux minutes après son entrée contre Le Mans. Le Géorgien n’a pas toujours été titulaire cette saison, mais il reste l’un des rares Parisiens capables de provoquer un déséquilibre sans préparation. Dans une soirée où chaque sortie de pression comptera, son dribble peut valoir une relance entière.
Doué, le choix le plus cruel
Reste Désiré Doué. Sa polyvalence plaide pour lui, mais elle peut aussi le condamner. Luis Enrique sait qu’il peut le lancer à gauche, à droite, dans l’axe ou plus bas. Cette richesse fait de lui un remplaçant idéal lorsqu’un match change de visage. C’est précisément le paradoxe : plus Doué offre de solutions, plus il devient tentant de le garder en réserve.
Le choix le plus spectaculaire serait d’aligner Dembélé, Doué et Kvaratskhelia, puis de faire entrer Ferran lorsque les espaces s’ouvrent. Le choix le plus structurant serait de conserver l’Espagnol en pointe et de sacrifier l’un des deux dribbleurs. Il n’existe pas de formule neutre. Sur le banc, une star observera les trois autres lancer le choc.
Luis Enrique répète que les statuts ne composent pas son équipe. Mercredi, il devra le prouver devant toute l’Europe. La victime de luxe ne dira peut-être rien publiquement, mais son identité donnera une indication très nette sur la hiérarchie offensive du moment.
Journaliste sportif passionné par toutes les disciplines, Benjamin s’intéresse particulièrement au football, au rugby et aux grands événements. Il décrypte l’actualité avec un regard attentif sur les performances, les enjeux et les histoires qui font vivre le sport.


