George Russell a abandonné à cinq tours de l’arrivée dimanche 4 octobre à Sepang. Pendant que son équipier Kimi Antonelli terminait deuxième derrière Max Verstappen, le Britannique perdait une nouvelle occasion de limiter les dégâts au championnat. L’écart atteint désormais 84 points : Mercedes possède le favori et son poursuivant le plus malheureux.
La course, disputée en Malaisie sous l’appellation de Grand Prix de Bahreïn, avait déjà accumulé les complications avant le départ. La pluie a retardé le lancement et imposé des choix de pneumatiques délicats. Russell était pourtant encore en position de sauver un résultat important lorsque sa panne a mis fin à sa journée. Dans une lutte pour le titre, un zéro aussi tardif frappe doublement : les points échappent au pilote et son rival continue d’en engranger.
Le résultat cruel se trouve dans l’autre garage
Antonelli n’a pas gagné. Il a néanmoins accompli ce qu’un leader de championnat doit savoir faire lorsqu’une victoire lui échappe : sortir de la course avec un gros résultat. Sa deuxième place vaut dix-huit points, tous ajoutés à son avance puisque Russell repart sans rien.
C’est ce contraste qui rend Sepang particulièrement douloureux pour le Britannique. Les deux hommes portent les mêmes couleurs, mais ne traversent plus la même saison. L’un peut accepter de finir derrière un adversaire extérieur à leur duel. L’autre a besoin de réduire l’écart, et vient au contraire de le voir grandir.
Aucune accusation de favoritisme n’est nécessaire pour expliquer cette situation. Une panne moteur suffit à bouleverser la comptabilité. Elle rappelle aussi la fragilité d’un championnat où le pilote ne contrôle pas tous les éléments qui déterminent son résultat.
Sept courses, et une marge qui change tout
Il reste sept Grands Prix. Le titre n’est donc pas mathématiquement attribué, mais 84 points imposent désormais à Russell une remontée majeure. Il lui faudrait multiplier les résultats favorables tout en espérant que son équipier cesse d’accumuler régulièrement des points.
La victoire de Verstappen, sa première de la saison, ajoute une difficulté supplémentaire. Un Red Bull capable de gagner peut prendre des points aux Mercedes. Pour le poursuivant, chaque occasion de victoire perdue devient plus coûteuse ; pour le leader, terminer juste derrière peut rester une excellente opération.
Lewis Hamilton complète le podium devant Charles Leclerc, tandis que Russell quitte Sepang avec un abandon à digérer. La différence entre les deux Mercedes ne tient donc plus seulement à la vitesse ou aux ambitions affichées. Elle tient à la marge. Antonelli peut désormais gérer plusieurs scénarios de course. Russell doit espérer que presque tout se déroule dans le bon sens. Dimanche, son moteur a choisi l’inverse.
Passionné de basket et particulièrement de NBA, Steven suit l’actualité des franchises et des joueurs tout au long de la saison. Résultats, transferts, performances et coulisses : il décrypte la NBA ainsi que les grandes tendances du basket.

