Belgique–France : le pire pour les Diables rouges n’est pas le but d’Olise

Michael Olise a marqué à la 88e minute, la France a gagné 1-0 à Bruxelles et les Belges ont de quoi ruminer. D’autant que Zinédine Zidane avait changé neuf titulaires après la victoire en Turquie. Au lendemain du match, la presse belge parle de « coiffeurs » et d’« équipe B ». Ces mots-là risquent de piquer plus longtemps que le but.

Neuf changements et une occasion ratée pour les Belges

Lundi soir, les Belges avaient de quoi y croire en découvrant le onze français. Mbappé manquait à l’appel. Dembélé et Olise étaient remplaçants. Seuls Mike Maignan et Maxence Lacroix avaient déjà débuté le match précédent. Zidane lançait notamment Désiré Doué, Estéban Lepaul et Bradley Barcola devant. Pour la Belgique, qui recevait les Bleus, l’occasion était là : battre un voisin en pleine rotation et freiner d’emblée son nouveau sélectionneur.

Elle est passée. Les Diables rouges ont résisté jusqu’à la fin, Mika Godts a posé des problèmes aux Français, mais Doué a lui aussi été dangereux et a touché les montants. Puis Zidane a ouvert son banc. Dembélé est entré, Cherki et Olise ont suivi. Onze minutes après son arrivée sur la pelouse, ce dernier a traversé la défense belge et trompé Senne Lammens.

Perdre à la 88e, forcément, ça laisse des regrets : à deux minutes de la fin du temps réglementaire, le nul était encore à portée. Mais les regrets ne racontent pas tout. La Belgique avait devant elle une équipe largement remaniée et n’a pas su prendre l’avantage avant que les entrants français ne décident du match.

« Coiffeurs » : le mot est lâché en Belgique

Le lendemain, les journaux belges n’ont pas seulement parlé du but. La DH a convoqué les « coiffeurs » français dans son titre ; La Libre a parlé d’« équipe B ». Walfoot employait déjà l’expression « équipe réserve » à l’annonce des compositions. Ce sont des formules de presse, pas des propos tenus par le vestiaire belge. Elles donnent pourtant à cette courte défaite un goût autrement plus amer.

Car appeler ces joueurs des « coiffeurs », c’est rappeler malgré soi ce dont dispose Zidane. Son onze de départ pouvait se passer de plusieurs vedettes sans renoncer à créer des occasions. Et lorsque le match s’est fermé, le sélectionneur a encore pu envoyer Olise, Cherki et Dembélé. Le Bayern, Manchester City et le PSG sur un même banc : pour une prétendue équipe de secours, l’addition est salée.

Les Belges auront une réponse à donner le 5 octobre, lors du retour au Stade de France. Ils peuvent s’appuyer sur leurs occasions à Bruxelles et sur le fait d’avoir tenu presque tout le match. À Saint-Denis, ils pourront faire mentir les titres. À Bruxelles, l’équipe qu’on disait de réserve les a battus.